Les Vignerons
du Quercy

Découvrez les visages de nos Vignerons
Gyslain


Gyslain est vigneron et également le président de notre coopérative. Il possède 9 hectares de vignes dans le village de St Julien.

Il nous explique tout d’abord comment la cave a été créée :
« C’est entre autres mon père et celui de Christophe Sicard (un de nos adhérents) qui ont décidé en 1985 de se séparer de la cave de Villedieu pour créer leur propre cave. Le but était d’avoir plus d’indépendance. Ils ont aussi commencé à produire un vin de pays des Coteaux du Quercy, différent de celui des Terrasses de Montauban. Nos plus vieilles parcelles datent d’ailleurs de cette époque, de 1985-86 »



Et pourquoi avoir rejoint la coop ?
« On est deux, ma sœur Sylviane et moi. Elle a repris en premier et a quasiment doublé la surface de vigne. A l’époque, elle produisait également des prunes d’Agen, des Reine-Claude, du melon, de l’ail et des céréales. C’était donc compliqué de vinifier seule et elle a donc rejoins la coopérative pour que ses raisins soient vinifiés. C’est plus pratique lorsque l’on met en commun et c’est plus fort aussi : on limite le risque (gel, grêle…) lorsqu’il y a plusieurs producteurs rassemblés.
Au début, j’étais comptable, mais j’ai décidé de la rejoindre pour continuer avec elle, j’avais envie de faire, de travailler de mes mains »


Quels sont les cépages que tu produis ? Et est-ce que tu as d’autres cultures ?
« On a du Merlot, Gamay, Cabernet Franc, Tannat et Malbec ». (Ce sont tous les cépages de l’AOP Coteaux du Quercy.) « Par rapport à ce qu’il y avait avant, on a gardé les céréales. »



Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
« Le travail à la main. Par exemple, tu vois quand je relève la vigne, le faire à la main, ça me repose. Ça et la fierté du travail accompli, quand je regarde la fin de ma rangée bien faite. Même si on reste tributaire de la nature, c’est ce travail qui me plaît. »


Est-ce que tu as un vin préféré de la cave ?
« J’hésite entre le 630 Rouge et le Bon Temps. Le 630, c’est celui que je bois le plus souvent, le Bon Temps est plus fort, plus puissant. Je suis plus rouge, même si nos Blancs sont très bons et j’aime bien le Mas Rosé. »
Il a pu garder dans sa cave une bouteille de 1985 !



Est-ce que tu as une anecdote sur la vigne, la cave ou quelque chose qui t’a marqué ?
« Ce qui m’a le plus marqué, c’est la tempête de 2015. J’ai des vignes qui ont été couchées par le vent. Il a fallu les libérer pour pouvoir vendanger. Ça m’a marqué parce qu’en plus de ça, un de nos toit s’est envolé et la cheminée s’est écroulée, là tu te dis « wahou, il va falloir s’adapter et faire le dos rond ». Les évènements climatiques sont de plus en plus imprévisibles et brutaux, et en même temps on vendange 1 mois en avance.
La question c’est : comment s’adapter ? En travaillant les vignes, je me dis « comment faire en sorte qu’elles ne souffrent pas trop et comment s’adapter ? » Cette année, je laisse un enherbement naturel, je laisse de la vie. Avec les chaleurs, cette année l’herbe a séché et a fait un paillage pour garder l’humidité. Du coup, la vigne est moins développée, il y a moins de rendement mais elle s’adapte bien, je redoute aussi moins la pluie, qui dans les pentes faisait couler pas mal de terre. »

Un dernier mot pour conclure ?
« C’est dans la vigne que je suiis le mieux, le plus calme. C’est vraiment le pied »